9h00: Oral Anglais Renforcé
Oulà! L'épreuve la plus dure à mes yeux... et aux yeux des autres. Frankenstein de Mary Shelley, rien que ça. Honnêtement une oeuvre que je n'ai pas tellement appréciée, en vieil anglais, rien que ça. Non, sérieux, pourquoi étudier un bouquin en vieil anglais pour une épreuve orale? Enfin bref.
Donc j'arrive à 8h, heure à laquelle je suis convoqué pour finalement passer à 9h. Ok, ça commence bien... Enfin l'examinatrice m'appelle, je rentre dans la salle, signe la feuille de présence et elle choisit quel passage je vais étudier, en l'occurrence Volume two, chapter two... et me donne le document inconnu, une petite image de BD. Je vais m'asseoir au fond de la salle et c'est parti pour 20 minutes de préparation.
J'organise mon temps, 10 minutes pour Frankenstein et 10 minutes pour la BD. Bon, c'est la catastrophe, je ne me rappelle que très vaguement du passage que j'ai pourtant révisé la veille. Improvisation totale. Pas de plan construit, rien, nada. Et en attaquant le document inconnu (la BD), je n'ai que peu de choses à dire. Ce dessin parle des inégalités nord-sud (North and south are not on an equal footing) et du problème de l'eau (water problem). Et beaucoup trop tôt à mon goût, elle finit par m'appeler.
J'arrive donc avec mon bouquin, ma BD et mes feuilles de brouillons (vertes aujourd'hui). Je lui demande si je peux commencer à lire (can I begin to read the text?). Elle acquiesce de la tête et c'est parti. Je mange la moitié des mots en voulant prendre mon meilleur accent anglais, et je vois à sa tête qu'elle a hâte que ce massacre linguistique cesse.
J'attaque ensuite l étude du passage. Je commence par le situer de façon dans l'histoire de façon maladroite et à le découper into three part. Et je blablate pendant environ 5 ou 6 minutes. Arrivée là, je pense avoir fait le tour de mes connaissances. Et mince! Je faire comment? Je dois tenir 10 minutes!
Me voyant à cour d'idée, l'examinatrice décide de me sauver la vie et me pose des question sur l'oeuvre. Je pense que je m'en sort tant bien que mal, même si je cherche mes mots et en invente quelques uns, au feeling. Elle me sourit d'un air qui pouvait aussi bien être encouragement que pathétique...
A présent, c'est parti pour la BD. Je lui fait mon speech sur les inégalités et le problème de l'eau, ce qui dure à peine 4 minutes! bon, je reprend, je me répète plusieurs fois pour donner de la consistance à mon étude (alors que je ne fais que dire les mêmes choses de différentes façons...)
Bien évidement, elle se rend compte de mon petit manège et se remet à me poser des questions, histoire de sauver un peu mon épreuve. Bénie soit cette femme, elle ne me pose pas de questions pièges (on m'a toujours dit d'éviter de laisser l'examinateur nous poser des questions auxquelles on ne pourrai pas forcément répondre).
Enfin ces 20 interminables minutes sont passées, je vais récupérer mes affaires et je sort.... Enfin c'est les VACANCES !!!!!!!!!! Mais en fait non, je ne me sentirai en vacances que lorsque j'aurait vu les résultats de ce fichu Bac... Et si je devais aller au rattrapage? Et si je l'avait foiré? Bah, on verra bien... En tout cas, une chose est sure, c'est que demain je vais à la plage...
Ce que j'ai pensé de cet oral:
- Je ne me suis pas assez entraînée à l'oral
- Je ne connaissait pas assez bien mon oeuvre
- A l'avenir, éviter l'improvisation
- Penser également à noter du lexique sur ses feuilles de brouillon pour éviter d'y -réfléchir lors du passage et dire des « euh... » entre chaque mots
- Examinatrice sympa, mais bon, il faut se méfier de l'eau qui dort....